Un désastreux vaccin français nommé GenHevac©,  une incroyable opération de corruption opérée par le groupe SKB qui a finalement fait longuement envoyer en prison entre autres un Directeur du Médicament (ancien Président du Conseil de l’Ordre des Médecins) ainsi qu’un ex-Ministre de la Santé, la vaccination obligatoire des professionnels de la santé contre HBV sans toujours aucun rapport bénéfice/risque documenté à ce jour nulle part dans le monde, puis Imbs, Zipp,  la référence circulaire, enfin ce crash judiciaire final… Vous vous souviendrez de tout dans quelques secondes à la lecture de cette fin d’article qui semble passionner tout le web. Pour une fois la Toile a raison : Ici on en apprend beaucoup plus que dans les journaux, hélas. N’oubliez pas de prendre connaissance de nos bonus. Bonne lecture.

Cet article fait suite à ce que nous avons publié ici

Les documents afférents au Docteur Marc Girard – ancien expert judiciaire et spécialiste en sciences du médicament, pharmacologie et pharmaco-épidémiologie – dans l’affaire du vaccin contre l’hépatite B peuvent être téléchargés ici : Observatoire de la Sécurité du Médicament . Ces document – mis à la disposition du public pour la première fois – nous ont été communiqués et cela nous a pris plusieurs semaines pour tout analyser. Nous recommandons aux lecteurs de télécharger et conserver ces documents si jamais ils venaient à disparaître du web… 

 


Lexique :
ADEM : Acute disseminated encephalomyelitis – pathologie démyélinisante centrale semblable à la sclérose en plaques
CRPV : Centre Régional de PharmacoVigilance
DGS : Direction Générale de la Santé
EMA : Agence Européenne du Médicament
FDA : Food and Drugs Administration, Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux
OMS: Organisation Mondiale de la Santé
PSUR : Periodic Safety Update Report (rapport périodique de tolérance)
PV : PharmacoVigilance
REVAHB : Association des victimes du vaccin hépatite B
RCP : Résumé des Caractéristiques du Produit
SEP : Sclérose en plaques
SKB: SmithKline-Beecham
TGI : Tribunal de Grande Instance
VAERS : Vaccine Adverse Event Reporting System – base américaine de pharmacovigilance vaccinale
Vigibase : base de pharmacovigilance de l’OMS


 

VR – Page 49 et suivantes tu abordes l’affolante histoire du vaccin français GenHevac© commercialisé de 1987 à 2016 par le Laboratoire Mérieux. La réalité dépasse vraiment la fiction, il est inimaginable que tant de manquements à l’éthique et aux règles les plus élémentaires du droit n’aient pas donné lieu à des procès en cascade. Tu expliques que ce produit a été d’emblée considéré par ses propres inventeurs comme multi-défectueux. Extraordinairement peu testé par rapport à son concurrent américain Engerix©, Mérieux est même pris en défaut quant à la qualité réelle de son vaccin. De plus ce laboratoire se révèle incapable d’assumer la quantité de produit promise à l’Etat. La date de péremption de ce vaccin est trois fois plus courte que celle de son concurrent. En plus son taux de réponse immunologique se révèle bien plus faible que prévu, au point que l’industriel avait déjà imaginé d’abandonner son pauvre produit dès 1992. Malgré tous ces défauts cumulés on le garde pour faire face au vaccin Américain. Aucun pays au monde n’a voulu commercialiser notre produit et on comprend désormais pourquoi. Le pire est à venir, hélas. Tu nous apprends qu’en plus aucun essai pédiatrique n’aura été mené avant son extension d’utilisation aux nourrissons ce qui expliquera que première mondiale jamais égalée depuis, aucune posologie propre à cette utilisation pédiatrique n’ayant jamais été prévue alors les bébés français recevront systématiquement les mêmes doses que les adultes. Et « ça » passe, on vaccine à tour de bras avec des schémas vaccinaux eux aussi tout droit sortis d’un chapeau…

MG – Ce qui est intéressant, c’est que pour l’essentiel, les informations dont tu fais état ne relèvent pas de l’instruction pénale et étaient donc parfaitement publiques : elles avaient été collectées par des avocats en diverses affaires civiles, mais sans que personne – et surtout pas des juges – ne les interprète à leur juste valeur. De la même façon, il n’y avait besoin d’aucune perquisition pour se rendre compte que GenHevac n’a pas de posologie pédiatrique et que c’est bizarre : amusez-vous à donner un Aspégic adulte à un gamin (un accident mortel qui se produit régulièrement chez des grands-parents dont la vue a baissé) …

Cependant, c’est toi, mon cher Confrère, qui présente comme un scandale que « ça passe » : il est difficile de faire le procès de la vaccination contre l’hépatite B sans faire celui des professionnels de santé.

VR- Détendons-nous un instant. Le référencement circulaire c’est amusant Marc, raconte-nous la méthode…

MG – C’est simple. Moyennant les falsifications que l’on sait, la France rassure l’OMS en disant que la vaccination universelle (promue par l’OMS) ne pose aucun problème de tolérance. Laquelle OMS s’empresse de transmettre à la FDA (l’administration sanitaire américaine), qui reste une référence internationale, surtout à l’époque. Laquelle FDA médiatise la bonne nouvelle, avec une force de communication à l’échelle de la puissance américaine, en soulignant que (grâce à Douste-Blazy) la France est le pays qui a vacciné le plus intensément (donc le pays où s’il y avait eu des problèmes, on les aurait forcément détectés). Laquelle France débouche le Beaujolais nouveau, le camembert, le foie gras et autres produits du terroir pour célébrer que les Américains ont confirmé la bonne tolérance des vaccins, dont GenHevac qui n’a jamais été enregistré aux USA.

VR – page 34 tu reviens sur le fait qu’avant la France seule l’Italie avait décidé de vacciner toute sa population, en dehors des groupes à risque. On a rapidement compris que cette curieuse décision transalpine résultait surtout du fait que le Ministre Italien de la Santé de l’époque, Francesco de Lorenzo, avait touché 600 millions de lires de la part du groupe SKB. Il est parti en prison de longues années pour ce fait, accompagné de Monsieur Paolo Cirino Pomicino ancien ministre du budget, et du Professeur Dulio Poggiolini, directeur de la Direction du médicament, ancien Président du Conseil de l’Ordre des Médecins italiens. Tous avouèrent aussi avoir accepté d’énormes pots-de-vin de la part du même fabricant. Fait incroyable SKB pour sa part n’a jamais été condamné et l’indication vaccinale italienne n’a pas non plus été suspendue. En France, personne n’a même été seulement mis en examen, mais tu y étais presque…

MG – Sur la seule base des documents publics en ma possession, j’ai évoqué Poggiolini dans un article de mon site :si j’en juge par les réactions, tout le monde avait oublié cette inconcevable histoire. Encore plus inconcevable : de mémoire, il n’a fallu que quelques jours à l’Agence européenne, sous la nouvelle direction de JM Alexandre, pour vérifier (pesons nos mots) que tout cet argent de corruption n’avait eu aucun impact sur les autorisations accordées sous la présidence de Poggiolini : il faut donc croire que les industriels qui l’ont arrosé jusqu’à un état de quasi-suffocation ont claqué leur fric pour rien…

VR – Un mot sur le mode de relevé des effets indésirables français utilisé par Imbs et coll. de Strasbourg dont les supports ont été saisis par la justice, c’est juste… douloureux. Des décomptes réalisés avec des croix et des bâtons sans support informatique, des dossiers perdus, des erreurs de saisie énormes (décès non pris en compte, enfant vacciné après la date de sa mort, 99% des enfants perdus de vue après vaccination…) et c’est avec des outils de ce genre que la pharmacovigilance française a vécu pendant des années ? Qu’au final, c’est avec les statistiques tirées par exemple de chez SKB que l’on a évalué les cas d’effets indésirables graves ?

MG – Pourquoi veux-tu que l’administration sanitaire s’en tienne aux statistiques des fabricants ? Elle a les siennes – hélas ! La gabegie que tu décris est le quotidien de la pharmacovigilance depuis le début (pense à l’hormone de croissance) jusqu’à aujourd’hui (pense à Androcur). Un minimum d’historique peut aider à comprendre.

Quand Jacques Dangoumau (1931-2015) avait été nommé à la Direction de la Pharmacie et du Médicament (ancêtre de l’AFSSAPS) en 1982, la rumeur publique célébrait plus la fidélité de son engagement au Parti Socialiste que son œuvre scientifique, dont une « méthode » d’imputabilité des effets indésirables médicamenteux, publiée en 1978 dans un sous-canard franchouillard et dont j’aurais honte d’avoir écrit la moindre ligne. Sur ce, Dangoumau s’engagea dans le développement de la pharmacovigilance, à l’époque quasi inexistante en France. Comme d’habitude dans notre pays, les crédits nouveaux qu’il obtint permirent de recruter un certain nombre de laborieux tâcherons qui n’avaient pas trouvé leur place auparavant et qui avaient l’heur de ne pas mettre en danger le nouveau boss. Ce processus intellectuellement défectueux, dont nous ne sommes jamais sortis, a très rapidement culminé avec la publication en 1985, sous la direction de Bégaud, d’une actualisation de la « méthode » d’imputabilité initialement concoctée par Dangoumau, actualisation dont j’ai dit plus haut qu’elle était « le principal sujet de fierté » de tout ce petit monde : or, pour le dire avec des mots simples et sans entrer dans un détail sur lequel j’ai publié, cette « méthode » est un truc à chier (comme vous avez d’ailleurs pu vous en rendre compte par vous-même). Dans l’enquête nationale de pharmacovigilance sur les vaccins contre l’hépatite B, elle a été une arme de destruction massive de l’intelligence et même du simple bon sens : quand vous avez un gars en parfaite santé, sportif et tout, qui, dès la première injection, a des fourmillements déjà invalidants, qui commence à trébucher tout seul à la deuxième injection (un mois plus tard) et dont l’hospitalisation à la troisième injection (un mois plus tard) conduit à un diagnostic de sclérose en plaques, il faut être singulièrement borné pour ne pas considérer qu’une telle séquence chronologique est hautement évocatrice d’une responsabilité vaccinale. Malheureusement, le personnel de la pharmacovigilance française se recrute plutôt dans cette sous-population singulièrement bornée, qui clame à qui veut l’entendre qu’une telle chronologie est le parfait exemple des catastrophes sanitaires (et industrielles) auxquelles on arriverait si on venait à s’imaginer qu’il pourrait y avoir plus qu’une simple « coïncidence »…

VR- Parlons de la vaccination obligatoire des professionnels de santé contre l’hépatite B imposée dès 1991. On commence à comprendre comment les choses se déroulent en France, tu expliques que cette décision a été arrêtée alors que la seule étude coût sur bénéfice réalisée quelques années plus tôt dans les années 1985 était défavorable à l’idée. Depuis des centaines voire des milliers de SEP sont apparues dans le personnel médical. Que penser de cette obligation en 2019 ?

MG – Ce qui est plaisant, c’est qu’après le colloque promotionnel de Cannes (22-24 novembre 1993) organisé par SKB sous couvert de l’OMS, les bourrins de l’administration française étaient partis bille en tête pour une vaccination scolaire obligatoire, et que c’est le fabricant qui a freiné des quatre fers au motif que l’obligation serait le meilleur moyen de susciter des résistances. Bingo ! rappelez-vous les files d’attente devant les pharmacies… Mais il est resté un noyau dur pour imposer la vaccination aux professionnels de santé, nonobstant des objections de bon sens : quid d’un directeur d’hôpital qui n’est jamais en contact avec des patients ?… Alors en 2019 ? Nous sommes toujours dans l’attente du moindre élément épidémiologique justifiant la nécessité de cette vaccination, a fortiori d’une obligation : la bêtise évidente de ceux qui avaient gobé l’argument de la vaccination « universelle » autorise un certain scepticisme quant à la rationalité des décisions qui ont suivi et qui continuent de suivre…

VR- De tout ce dossier, finalement tu nous apportes la démonstration limpide que les firmes du médicament ont gangréné absolument tous les rouages administratifs nationaux (commissions, agences sanitaires) comme supranationaux (FDA, EMA, OMS) et que systématiquement ces firmes savent s’entourer de rouages locaux âpres au gain voire parfois, juste suffisamment incompétents pour ne pas déranger leurs manœuvres. On pourra s’en sortir un jour ?

MG – Je t’ai contredit tout à l’heure quant à l’idée que l’administration sanitaire se serait laissé imposer quoi que ce soit par les fabricants : là se situe indubitablement une source de « l’animosité/rudesse » à laquelle tu faisais allusion au début et qui est supposée caractériser mes relations avec l’AIMSIB, car nous sommes bien en désaccord fondamental. Dans ce dossier vaccinal (que j’ai la prétention de connaître très bien), je n’ai pas vu un seul document suggérant que les fabricants aient jamais été en position d’imposer quoi que ce soit à l’administration sanitaire. Et ce pour une raison très simple : il y a encore des lois et des règlements dans ce pays. Qu’ils soient mal ou pas appliqués ne change rien au fait que les autorités ont tout pouvoir pour les imposer (pense, par contraste, à la répression des « gilets jaunes » au moyen d’armes de guerre ou d’interdictions qui défient l’entendement). Tenir les industriels pour exclusivement responsables des drames qu’ils provoquent est d’autant plus confortable que ça dispense d’examiner les multiples façons dont les citoyens participent personnellement à l’incurie de leurs représentants[11] : mes lecteurs savent ce que je pense de la pauvre excuse que « c’est la faute des autres » …

Un exemple tiré de l’expérience. Voici quelques années, j’avais été chaleureusement invité par Jean-Claude Salomon (membre d’ATTAC et grand pourfendeur du « complexe médico-industriel ») devant une audience assez superposable à celle qui opère désormais sous la bannière du « groupe Princeps ». Dans l’ensemble, les auditeurs s’étaient montrés très favorablement décoiffés par mon intervention, laquelle avait allusionné, à titre d’illustration, à cette affaire de vaccination contre l’hépatite B. À mon immense surprise (compte tenu de cette audience a priori favorable), je fus très brutalement attaqué par le Professeur Michel Thomas, membre éminent du groupe. Loin d’ouvrir sur une controverse constructive au sens où l’entend Ch. Lasch, la critique de mon contradicteur était parfaitement irréfutable dans sa radicalité aveugle : il ne me traitait pas de fils de pute ni d’enfant de salaud (auquel cas j’aurais peut-être pu lui répondre que « sa mère fouillait les poubelles »), mais présentait comme allant de soi que j’avais dit n’importe quoi au cours de mon intervention (bien qu’elle eût manifestement soulevé l’intérêt de l’assistance) – position assez étrange pour un membre d’un groupe proclamant dans sa charte vouloir « échanger, débattre et partager des valeurs, des idées, des propositions (…) » : c’était un « échange » sur le mode ratonnade. Or, il était manifeste que le dénommé Thomas ne connaissait rien au dossier de la vaccination contre l’hépatite B, son seul argument consistant à m’opposer l’unanimité supposée de « la communauté scientifique »[12] – selon la rhétorique surdébile de ceux qui sont forcément du bon côté mais qui seraient bien patauds si on leur demandait, au débotté, de définir ce qu’ils appellent « LA science »… Je laisse les lecteurs interpréter épistémologiquement ce bel exemple d’omnipotence professorale, dans un contexte où n’importe quel interlocuteur raisonnable aurait dû sentir que sur ce sujet précis au moins, il valait mieux s’embarquer avec quelques biscuits si on voulait polémiquer avec moi[13]. Mais preuve est faite qu’il n’est nul besoin d’évoquer la puissance de Big Pharma pour prendre la mesure de la vulnérabilité des médecins – fussent-ils professeurs – aux inepties.

VR- Parlons de l’affaire du 12 Décembre 1995, p133. Comprendre : S’affoler devant une centaine de plaintes fonctionnelles de lycéens au moment du vaccin et passer à côté de dizaines de milliers de cas graves qui apparaissent au fil des mois, techniquement, comment est-ce possible ?

MG – Nous sommes une fois encore confrontés à cette tragi-comique nullité de la pharmacovigilance française qui s’affaire fébrilement sur des événements ridiculement anodins (en l’espèce, que des gamines confrontées à des vaccinations collectives dans le cadre peu adapté de l’école vont se monter mutuellement le bourrichon par des démonstrations d’angoisse plus ou moins hystériques, conduisant – horreur – à des malaises qui en imposent pour des « évanouissements ») tout en restant imperturbables à l’idée que la vaccination puisse se solder par des milliers de scléroses en plaques à des âges aussi atroces que quelques mois, au motif que ce « petit quelque chose » (pour reprendre les propos de Bégaud) qui peut aller jusqu’au doublement du risque relatif ne justifierait pas « une analyse globale du problème ». Chronicité, encore, de cette nullité : car la récente affaire Lévothyrox renvoie à la même incapacité de hiérarchiser les problèmes. Il n’était pas besoin d’être un grand pharmacologue pour anticiper que tout changement dans la formulation d’un produit comme Levothyrox allait, compte tenu de sa marge thérapeutique étroite, se solder par des réactions individuelles d’intolérance, justiciables d’une information appropriée doublée d’ajustements individuels. Centrée une fois encore sur des phénomènes franco-français dont la démesure renvoie, en dernière analyse, à l’incompétence d’une pharmacovigilance aussi incapable de prévoir, que d’analyser et d’informer, la médiatisation (et la judiciarisation) du problème est encore passée à côté du vrai scandale, qui se déroule dans deux directions : i) Pourquoi y a-t-il plus de 3 millions de personnes privées de leur thyroïde ? ii) Par rapport à un organe dont, à la différence du sein ou de l’utérus, la sexuation ne va pas de soi[14], pourquoi l’immense majorité des victimes de cette maltraitance médicale caractérisée se trouve-t-elle être du sexe féminin ?

VR- Abordons le problème de la qualité des études épidémiologiques qui ont été largement utilisées par « les tenants de la vaccination anti-HBV sans effet secondaire notable », celle de Zipp par exemple, une réaction ?

MG – Nouveau souvenir personnel. Au tout début de l’année 2000, j’avais été nommé expert judiciaire dans ma première affaire civile sur la vaccination contre l’hépatite B, au sein d’un collège comprenant un légiste parmi les plus installés du milieu et un neurologue. Alors que je téléphonais au premier pour prendre contact, celui-ci me dit à peu près, avec un soulagement non dissimulé : « l’essentiel du travail qu’on nous demande est fait, grâce à cette étude récente qui règle le problème en réfutant le risque de sclérose en plaques ». À cette époque, j’analysais chaque semaine les Current Contents et j’avoue m’être senti comme un blaireau assez foireux de me poser comme le pharmaco-épidémiologiste du collège tout en ayant laissé passer une étude aussi cruciale. Fébrilement, je me replongeais dans les livraisons des dernières semaines pour essayer de la retrouver, avant de découvrir que j’avais bien compulsé l’abstract, mais que je ne l’avais même pas conservé tellement la nullité de l’étude sautait aux yeux les plus pressés…

Le premier enseignement, c’est donc que bien qu’elle fût gravement merdique, cette étude avait été assez médiatisée en France pour venir aux oreilles de mon co-expert dont la pharmaco-épidémiologie était le dernier souci[15]. On chercherait difficilement des professionnels de santé qui ont relevé la nullité de cette investigation, ce qui confirme mes critiques de la profession médicale dans la propagation de l’arnaque[16]. De fait, il est frappant – j’en ai été le témoin direct – que pour lamentable qu’elle fût, cette étude a marqué un tournant dans la jurisprudence française concernant la vaccination : alors que depuis le début, les tribunaux étaient plutôt favorables aux victimes et que, conformément aux mentalités de l’époque, on sentait une volonté des juges de « se faire » des fabricants qui avaient très mauvaise presse, le vent a tourné presque d’un jour à l’autre, et radicalement. Chronologiquement, ce revirement coïncide avec le colloque de la Cour de cassation dont on a parlé plus haut.

Il est ainsi possible de reconstituer ce qu’a été la stratégie de propagande des autorités lorsque, à partir de 1995-96, elles se sont rendu compte du drame de santé publique généré par leur incompétence : i) ne pas réfuter frontalement les éléments d’alerte (ce qui aurait indisposé les protestataires), mais soutenir que tout ça méritait investigations et études complémentaires, dans un climat de franche camaraderie avec les victimes (est-il utile de rappeler que le REVAHB s’est jeté dans ce piège à cons en hurlant de joie – et de fierté ?), ii) laisser l’émotion retomber en entretenant l’illusion qu’on travaillait, avant de conclure (y avait pas le feu) que tous comptes faits, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat (une fois assuré que la justice ne viendrait pas, dans l’entretemps, parasiter l’escamotage). Comme on ne peut pas penser à tout, deux imprévus sont venus forcer les responsables à consolider leur stratégie d’esquive à la petite semaine par des falsifications caractérisées (donc en principe : pénalement répréhensibles) :

  • Mon pré-rapport de oct.-nov. 2002, qui a pris tout le monde au dépourvu, et dont on a oublié qu’il a été directement la cause de « la conférence de consensus » de septembre 2003, laquelle s’est tenue en infraction flagrante avec les procédures gouvernant le genre ;
  • L’étude de Hernan et coll., en 2004, qui a conduit les autorités à ressortir en antidote celle de Zipp et coll. dont elles avaient pourtant explicitement dit qu’elle était nulle et qu’elle devait être « rejetée ». Mutatis mutandis, c’était un peu comme quand les nazis, un peu débordés, avaient libéré les droits communs pour aller faire régner l’ordre sur le front de l’Est.

VR- Tu cites dans tes conclusions de manière précise la quantité incroyable de liens et conflits d’intérêts des experts français sur ce dossier, dont l’histoire de M. Aufrère, initialement salarié de Pasteur Vaccins puis de SKB, qui co-signera ensuite des documents diffusés par le Comité Technique de la Vaccination.

MG – Tu peux faire sauter le « ensuite » : c’est bien comme salarié des fabricants qu’Aufrère a cosigné des analyses des autorités sanitaires.

    • Tout comme Bégaud a cosigné son imparable méthode d’imputabilité avec une responsable de Pasteur Vaccins.
    • Tout comme le président du Comité Technique des Vaccinations a participé es qualités à des réunions promotionnelles des fabricants…

C’est la « démocratie sanitaire » chère à Kouchner.

VR- Malgré l’énorme somme de travail que tu as su développer dans ce dossier, il faut le dire, au final la justice a préféré regarder ailleurs et enterrer ce dossier qu’elle avait pourtant commandé. Encore plus incroyable ou finalement à la lecture de ces deux articles, conclusion logique, tu y perds aussi ton titre d’expert auprès du TGI de Versailles. Quel naufrage général…

MG – Quand tu montes sur un ring, tu prends tes risques et tu ne vas pas commencer à chialer parce que tu pisses le sang. À la différence de ce qu’ont fait croire maladroitement ceux qui ont essayé de médiatiser mon histoire sans la comprendre, je n’ai pas de contentieux avec l’industrie pharmaceutique : mes adversaires savaient – eux – qu’ils avaient affaire à un vrai professionnel du médicament et je savais, moi, que je prenais le risque de mécontenter certains de mes clients. Je ne peux pas leur en vouloir de s’être défendus bec et ongles : en droit, ça s’appelle « le contradictoire ».

Les choses sont bien différentes avec la justice qui, non contente de manquer complètement à son devoir de protection concernant l’expert qu’elle avait dûment mandaté, a violé jusqu’à la caricature les principes les plus élémentaires du droit, à commencer par le contradictoire – c’est-à-dire mon droit fondamental à me défendre. J’ai souvenir d’une séance hallucinante à la cour d’appel de Versailles dont je n’avais même pas été informé ; lorsque la greffière vint avertir la présidente que je m’étais présenté quand même, je vis celle-ci faire un violent geste de contrariété (genre : « casse-toi, pauv’con »), avant d’entendre l’avocat général ajouter ses dénigrements à ceux des fabricants, au cours d’une interminable séance d’insultes odieuses (les pires n’étant pas celles des fabricants) où, pas une fois, on ne m’invita à présenter une défense… Bien pis, non contents d’ignorer, voire de falsifier le droit et la jurisprudence, les magistrats – pourtant si obtus quand il s’agissait de comprendre la nature politico-scientifique des terribles problèmes posés par les vaccinations – ont su faire preuve d’une créativité diabolique pour se débarrasser de moi : en tant qu’elle aurait été une sanction, une radiation m’aurait ouvert le droit de me défendre, et tous les intéressés avaient quelque raison de redouter la façon dont le Dr Girard savait se défendre[17]. En revanche, le refus de réinscription est une simple mesure administrative (l’inscription n’est jamais un droit[18]), qui n’exige pas d’entendre l’intéressé, même si ensuite, le refus peut être médiatisé comme la sanction qu’il n’a pas été[19]. Considérant que l’artisan de cette lamentable manœuvre allait devenir, quelques semaines plus tard, premier président de la Cour de cassation, on me permettra d’avoir honte pour la justice.

VR- Bon, cher Marc, je crois qu’on en a terminé de notre petit tour d’horizon. Je dois te confier qu’initialement nos chances de réussite autour d’un tel projet collectif embarqué avec un vieux dragon comme toi me semblaient bien minces, mais je dois bien admettre aujourd’hui devant tes ennemis (nombreux) et tes fans (une plus grande multitude) qu’au final j’ai pu en ressentir un sentiment très proche du… plaisir, mais ne va surtout rien imaginer au-delà de celui de l’esprit. Un dernier mot en guise d’adieu ?

MG – Pourquoi tant de haine ? – à mon égard du moins : je ne suis pas le seul à avoir critiqué la vaccination contre l’hépatite B… Le starting point, c’est que je ne me suis jamais posé en « expert » de la chose sachant que : i) une fois encore, je ne connais RIEN sur les vaccins ; ii) quand bien même je l’aurais été, les fabricants n’auraient eu aucune peine à dégoter des experts infiniment plus prestigieux que moi (à commencer par mon homonyme), et supérieurs en nombre. Mon astuce incomparable aura été de poser le problème d’un point de vue légal et réglementaire et de dérouler le fil qui venait alors tout seul : la loi et la réglementation avaient-elles bien été respectées ? La violence des réactions dit assez que j’avais visé juste. Seuls problèmes :

a) si la réglementation n’avait pas été respectée, à qui la faute ?
b) nul n’étant censé ignorer la loi, ça la fout mal quand les juges « spécialisés » du Pôle santé démasquent qu’ils n’en connaissent pas le premier mot ;
c) si les instances de contrôle ne contrôlent rien, les conditions d’un scandale d’État sont d’autant plus réunies que les victimes se comptent par dizaines de milliers. (à la louche, plus de 100 000)

Qui va payer ?

 

 

Bonus

Extrait du PV de la réunion du 12 octobre 1995 de la Commission Nationale de Pharmacovigilance

« l’enquête officielle reste ouverte afin d’évaluer la sécurité d’emploi des vaccins anti-hépatite B chez les enfants et les nourrissons […] »

Article 223-8

Le fait de pratiquer ou de faire pratiquer sur une personne une recherche mentionnée aux 1° ou 2° de l’article L. 1121-1 ou sur un essai clinique mentionné à l’article L. 1124-1 du code de la santé publique sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et, le cas échéant, écrit de l’intéressé, des titulaires de l’autorité parentale ou du tuteur ou d’autres personnes, autorités ou organes désignés pour consentir à la recherche ou pour l’autoriser, dans les cas prévus par le code de la santé publique ou par les articles 28 à 31 du règlement (UE) n° 536/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux essais cliniques de médicaments, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Une polémique franco-française ?

Outre la recherche dans la base américaine VAERS faite pour préparer cette interview, nous avons sollicité l’OMS (VigiBase) pour savoir de quels pays venaient les notifications de SEP pour les vaccins contenant un antigène HB disponibles à l’époque :

Dear WHO-UMC teams.

I’m looking for the countries of origin for all multiple sclerosis case reports associated to Twinrix, HBVaxPro, Recombivax and Engerix shown in VigiBase / VigiAccess.

Do you know how I can access to those datas ? It seems that the user interface of vigiaccess doesn’t allow the use of simultaneaous types of filters.

Thanks in advance

Et leur réponse :

Dear XXX,

Thank you for your interest in VigiBase, the WHO global database of individual case safety reports (ICSRs). My name is Camilla Westerberg and I work on the custom search services team here at UMC. I apologize for the late response.

If by « all multiple sclerosis case reports » you mean all reports where MS is suspected to having been caused by the drug names you mention, these are the countries (that have sent case reports for Twinrix, HBVaxPro, Recombivax or Engerix in combination with Multiple sclerosis as suspected adverse drug reaction):
Austria
Belgium
Canada
Czechia
Denmark
France
Germany
Italy
Netherlands
Norway
Spain
Sweden
Switzerland
United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland

United States of America

I am afraid that we cannot provide more specific information than this, due to legal requirements on data protection (Regulation (EU) 2016/679, GDPR), and due to the expressed wish from our member countries to handle country specific requests themselves. I would recommend you contact the applicable national authorities directly, if you are interested in report details.

Confidentiality notice: All services rendered by UMC are subject to the Privacy policy available at www.who-umc.org/about-us/privacy-policy.

ça a pas l’air trop « franco-français » quand même…

Les communiqués de l’OMS mentionnés dans le pré-rapport

https://www.who.int/docstore/wer/pdf/1997/wer7221.pdf

https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/230142/WER7221_149-152.PDF

Parmi les plus de 550 millions de personnes qui ont été vaccinées contre l’hépatite B depuis 1982, aucun cas d’association avec la sclérose en plaques ou une autre maladie démyélinisante n’a été constaté.

ça c’est si on ignore les centaines de notifications présentes dans les PSURs ou les bases de pharmacovigilance des autorités, ou encore la surveillance américaine qui – sans même tenir compte la sous notification – établit que le nombre de cas notifiés de Guillain-Barré dépasse déjà le nombre de cas attendu !

Postmarketing surveillance for neurologic adverse events reported after hepatitis B vaccination. Experience of the first three years. Am J Epidemiol. 1988 Feb;127(2):337-52.

Comparison of expected and observed numbers of cases
In the analysis that used at-risk intervalsfor each vaccine dose, only Guillain-Barre syndrome was reported significantly more often than expected (table 4). In both the six-week and eight-week analyses, the incidence of Guillain-Barre syndrome was significantly higher than expected when compared with the Centers for Disease Control background rate of 1.2 per 100,000 person-years, but not when compared withthe Olmsted County rate of 2.3 per 100,000 person-years.
In the analysis that used at-risk intervals following only the first vaccine dose (table5), Guillain-Barre syndrome was again reported significantly more often than expected. In the eight-week analysis, the excess number of Guillain-Barre syndrome cases was statistically significant only for the Centers for Disease Control background rate; in the six-week analysis, the xcess number of cases was statistically significant using both background rates. The relative risk of Guillain-Barre syndrome (observed/expected) in all the analyses varied from 1.3 to 5.0, depending onthe at-risk interval and background rate used in the comparison. The corresponding rate differences varied from 0.3 to 0.6 cases per 100,000 vaccinees.
Comparisons of Guillain-Barre syndrome rates in the vaccinated versus background populations stratified by age wereb carried out using six- and eight-week at-risk intervals (table 6). All such comparisons using the Centers for Disease Control background rate yielded statistically significant results, with the relative risk ranging from 3.0 to 6.2. In the age-adjusted analysis using the Olmsted County background rate, significant relative risks of Guillain-Barre syndrome were associated with the first vaccine dose. This remained true in comparisons using both age and sex adjustments. No sex-specific incidence data were available for the Centers for Disease Control Guillain-Barre syndrome study.

 

Sources et renvois
[1]J’entends déjà les bons apôtres qui s’offusqueraient qu’un expert judiciaire, supposé « impartial », ait des idées antérieures à sa désignation : mais l’impartialité n’est pas l’aveuglement ni l’ignorance, et (comme plus tard avec la grippe porcine) c’était bien au contraire la preuve de mon expertise d’avoir été dans les premiers à repérer que cette histoire sentait mauvais (cf. ma lettre au BEH du 25/05/1995). La judiciarisation de la vaccination contre l’hépatite B n’a pas manqué « d’experts » qui, à l’inverse, n’ont jamais rien vu d’anormal avec cette histoire, et il est facilement documentable que la justice a une nette préférence pour eux…
[2]L’émergence inopinée de ce souci était d’autant plus évocatrice que, dans les dizaines d’heures de conversation que nous avions eu les semaines précédentes et où elle me parlait à cœur ouvert – et sans souci palpable du secret – de ses affaires en cours (les plus individuelles [attentat du 14/07/2002 contre J. Chirac] comme les plus collectives [guerre du Golfe, Tchernobyl…]), elle n’avait jamais fait la moindre allusion à cette affaire précise. C’est la raison pour laquelle j’ai pu dire textuellement (et à juste raison) au Procureur de Paris que j’étais le seul responsable de l’affaire du Buffalo-Grill : il fallait bien trouver un prétexte pour ne pas agir dans l’instruction sur la vaccination…
[3]Le REVAHB, en particulier, n’étant pas lié au secret de l’instruction, rien ne l’empêchait d’utiliser ce travail au bénéfice de ses adhérents et leurs actions en cours.
[4]La peine de mort, par exemple, pour le ramassage du bois mort, aux termes de ce qu’on qualifie depuis cette date de « bloody code » (code sanglant).
[5]Telle que récapitulée dans de nombreux articles sur mon site.
[6]Parmi ces aberrations, j’ai toujours beaucoup de succès à narrer celle que m’a infligée la Cour de cassation sommée de préciser le statut de l’expert judiciaire : « L’expert n’est pas tiers. L’expert n’est pas partie. L’expert est condamné aux dépens… ».
[7]Je laisse à juridiquement plus compétent que moi le soin d’analyser s’il n’y a que du hasard dans le fait que l’éminent magistrat qui a défendu devant ses collègues des vues si favorables aux lobbies pharmaceutiques (lors du colloque de novembre 2000) soit le même que celui qui, à la présidence de la première Chambre civile, a bouleversé la jurisprudence du licenciement dans un sens apparemment plus favorable aux intérêts des actionnaires qu’à celui des salariés…
[8]« L’habile stratégie d’un labo », Science et Avenir, jan 1997, p. 27.
[9]Bégaud B et al. (1994). False-positives in spontaneous reporting: should we worry about them? Br J Clin Pharmacol 38(5): 401-4
[10] Prêts à ergoter des années durant pour imposer leurs 453 notifications en lieu et place de 449 de la pharmacovigilance officielle, sans jamais voir que le nombre réel de victimes se compte par dizaines de milliers.
[11]C’est, soit dit en passant, une bonne part du contentieux entre l’AIMSIB et moi sur l’affaire Frachon. Tu peux faire toutes « les réformes du médicament » que tu veux, elles ne changeront rien si tu n’as pas antérieurement posé la question : pourquoi les lois et réglementations précédentes ont-elles été inefficaces ? Mais pour poser cette question, encore faudrait-il connaître lesdites lois et réglementations : il suffisait d’écouter la Jeanne d’Arc de Brest pour s’apercevoir qu’elle n’en avait pas la moindre idée (et que ses sponsors politiques se sont bien gardés de l’affranchir, en la laissant de griser dans son illusion d’omnipotence).
[12]L’arrogance de mon contradicteur était d’autant plus odieuse que, comme vous avez pu le remarquer dans ces rapports, j’ai consacré une certaine énergie, doublée d’une expérience certaine, à analyser la fabrique du consensus dans l’histoire de la vaccination contre l’hépatite B : j’attends toujours des réfutations motivées.
[13]C’est un critère d’intelligence que de sentir, dans la controverse, le degré de familiarité de son interlocuteur avec le sujet traité.
[14]Fais-moi voir ta thyroïde, je te montrerai mes rognons.
[15]Elle n’était pas venue à mes propres oreilles, car je ne lis pas la presse médicale française (Revue du Praticien, Concours Médical, Quotidien du médecin…) qui prospère en relayant ces merdes.
[16]Car, selon un biais de propagande typique, les médecins ne disent pas : « l’analyse de cette étude dépasse ma compétence ». Comme le susnommé Thomas, ils en sont les relais d’autant plus empressés qu’ils n’y comprennent rien.
[17] Dès le début de ce harcèlement, le juge du contrôle de Nanterre m’avait dit sur un ton très affirmatif : « Dr Girard, vous avez des positions juridiques très fortes ». À ma réponse que je n’avais jamais ouvert un livre de droit, il m’avait rétorqué : « Çe n’empêche pas »…
[18] On peut très bien refuser une inscription parce que la liste est déjà suffisamment pourvue en experts.
[19] Dans mon malheur, j’ai eu quelques instants de jouissance quand il m’a été donné de modérer publiquement les dénigrements de certains magistrats ou avocats (Henri Leclerc, par exemple, président honoraire de la Ligue des Droits de l’homme, avocat du Canard Enchaîné… et de Pasteur, ou Yves Baudelot, prestigieux défenseur du journal Le Monde… et de Glaxo) en leur expliquant la différence juridique fondamentale (le contradictoire) entre radiation et non réinscription.

Addenda, accès aux pdf:
https://www.securite-medicament.fr/wp-content/uploads/2019/07/Rapport-Expertise-VHB-2004.pdf
https://www.securite-medicament.fr/wp-content/uploads/2019/07/pre-rapport-partie-1.pdf
https://www.securite-medicament.fr/wp-content/uploads/2019/07/pre-rapport-partie2.pdf
https://www.securite-medicament.fr/wp-content/uploads/2019/07/pre-rapport-part

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