Brigitte Fau nous propose de revoir ici une expérience singulière et dérangeante que chacun peut vérifier dans sa cuisine, tendant à infirmer totalement les hypothèses pasteuriennes qui président à la vision actuelle du vivant et de son interaction avec les microbes. Abandonner définitivement Pasteur, êtes-vous prêt ? Bonne lecture.

En Juillet 2017 dans une lettre ouverte à notre ministre de la santé (1), le Pr A. Fougerousse parle des « dogmes erronés de PASTEUR », et demande que les travaux de Béchamp et Tissot soient repris avec les moyens modernes par des universitaires indépendants. Il y a de quoi interpeller quiconque s’interroge sur l’obligation vaccinale.

En Janvier 2019, un article (2) étudiant le « microbiome circulant » nous présente sous une forme discrète, comme anodine dans les nombreux méandres de la science :
« Alors que la colonisation de diverses niches corporelles (l’intestin, par exemple) par des communautés dynamiques de micro-organismes est maintenant universellement acceptée, l’existence de populations microbiennes dans d’autres zones « classiquement stériles», y compris le sang, est un concept relativement nouveau »

« classiquement stériles » « concept nouveau » : Non ! Pas pour ceux qui connaissent les travaux de Béchamp. C’est ainsi 140 années d’erreurs, d’errance, pour la science se basant sur des principes non démontrés, et combien encore ?

Remontons l’histoire

Dans la pratique des sciences, …l’imagination … qui tend à nous porter continuellement au delà du vrai, l’amour-propre et la confiance en nous-mêmes qu’il sait si bien nous inspirer, nous sollicitent à tirer des conséquences qui ne dérivent pas des faits…

-« il n’est donc pas étonnant que dans les sciences physiques en général, on ait souvent supposé au lieu de conclure ; que les suppositions, transmises d’âge en âge, soient devenues de plus en plus imposantes par le poids des autorités qu’elles ont acquises, et qu’elles aient enfin été adoptées et regardées comme des vérités fondamentales, même par de très bons esprits… »
Lavoisier (4)

La vaccination et la pathologie sont basées sur les principes de Pasteur suivants (5) :

  • Le milieu intérieur est stérile (« asepsie des organismes vivants »),
  • Il faut le protéger des « microbes » venant de l’extérieur (« panspermie atmosphérique »)

Suivant les conseils sages de Lavoisier, posons-nous la question : Ces principes sont-ils des suppositions devenues des vérités ou bien sont-ils tirés des faits ? Comment Pasteur a-t-il tenté de prouver l’asepsie ?

Une expérience consiste à laisser à température ambiante un morceau de viande fraichement prélevé à un animal sain, totalement débarrassé et isolé des germes de l’air. En l’absence de germes externes et internes (asepsie des animaux), celle-ci ne doit pas subir de putréfaction.

 

Voyons quelles expériences de ce type ont été menées :
De nombreux chercheurs ont utilisé des méthodes diverses et parfois très sophistiquées pour s‘assurer qu’aucun germe de l’air ne pouvait intervenir (6). Pasteur s’est inspiré des expériences de ses prédécesseurs (Schwann, Helmholtz, Cl. Bernard…) légèrement modifiées. Dans le principe il fait bouillir des infusions (ici, le morceau de viande) pendant quelques minutes de façon que les vapeurs balaient et tuent les germes puis il l’expose dans de l’air calciné ou filtré par du coton… Sans rentrer dans les détails, tous sont d’accord pour s’être assurés qu’aucun germe de l’air n’intervient.

 

Résultat des expériences :
Toutes les expériences aboutissent systématiquement à une altération de la viande avec dégagement gazeux malodorant. Exception faite des cas où la viande a subi une ébullition prolongée au point d’en coaguler tous les sucs (Expérience de Schoeder et Dusch). Pasteur dit : « j’ai constaté que la viande se faisande d’une manière prononcée si elle est en petites quantités et qu’elle se gangrène si elle est en masse plus considérable » (7)

Pasteur, convaincu que les germes ne peuvent provenir que de l’air, nie que cette altération soit due à une quelconque cause provocatrice interne à la viande. Et en l’absence d’approfondissement voilà l’explication servant de conclusion qu’il donne : « loin de la putréfaction…la gangrène me paraît être l’état … d’une partie d’organe conservé, malgré la mort, à l’abri de la putréfaction… …Il est impossible aux températures ordinaires de soustraire cette chair à la réaction des liquides et des solides les uns sur les autres » (7)

Pasteur a ainsi admis l’asepsie des êtres vivants.

Comment la « science » a-t-elle pu se contenter d’une si faible conclusion ayant autant de conséquences ? Ce qu’en disait A. Béchamp : « J’affirme que si on mettait ensemble tous les liquides et tous les solides du même organisme, mais préalablement réduits à l’état de principes immédiats, ils ne produiraient rien de semblable à ce que M. Pasteur appelle viande faisandée ou réduite à l’état de gangrène ». Et il s’inquiète :

«… Je ne pouvais m’empêcher de faire remarquer qu’ayant pris pour bases de ses derniers travaux sur l’étiologie des maladies, une hypothèse non vérifiée et des principes que l’observation n’a jamais confirmés, il engageait la médecine dans une mauvaise voie »

Et en effet, la médecine et la science n’ont jamais remis en question les dogmes de Pasteur, qui ont été admis comme des vérités absolues sans jamais avoir été vérifiés. Demandons-nous quelles devraient être les conclusions de l’expérience. Béchamp (et son équipe) démontre que l’analyse des produits issus de l’altération de la viande, témoignent d’une fermentation donc de la présence de ferments internes d’une part et cela explique que dans le cas de l’ébullition prolongée, les ferments sont détruits entièrement grâce à quoi la viande ne subit aucune altération.

30 années de recherche ont été consacrées à comprendre le rôle de ce ferment qu’il a su isolé, qu’il appelle microzyma. On trouve des microzymas dans l’air, mais également dans la craie, et surtout dans tous les êtres organisés, au sein de leurs tissus, de leurs humeurs … dans lesquels ils jouent un rôle essentiel et ils peuvent devenir morbides et évoluer (polymorphisme) en bactéries uniquement si le milieu dans lequel ils exercent leur fonction se déséquilibre.

 

Retour à nos jours

La science découvre donc ENFIN, la présence d’un microbiome dans nos milieux si longtemps considérés stériles, remettant en cause le dogme de l’asepsie des organismes supérieurs. Il faut bien comprendre la nuance entre « microbiote » et « microbiome » :

Le terme microbiome décrit le matériel génétique codant pour les différentes populations microbiennes (microbiote) qui peuplent notre corps.

Les scientifiques détournés (volontairement, sans aucun doute) des découvertes de Béchamp, n’ont encore aucune idée de la localisation de ce matériel génétique, ADN / ARN « bactérien » et l’associe à d’éventuelles bactéries qui seraient en dormance dans les individus sains. Nous n’en avons pas fini avec ce lavage de cerveau que nous avons tous subi en suivant la voie de Pasteur ; les scientifiques ne peuvent s’empêcher de penser pasteurien, ils admettent toujours que ces éléments microbiens sont étrangers à nos organismes. Ils admettent toujours qu’ils sont de formes invariables (monomorphisme).

Pourtant constatant que le premier dogme de Pasteur est faux, il devrait douter de ses autres dogmes admis, non ? Eh bien non, parce qu’ils ne connaissent pas les travaux de Pasteur, ils font confiance à ce qu’ils ont appris et « ce qui appartient à l’histoire est du passé ». Dommage ! En remontant à la source des erreurs, on peut repartir sur de meilleures bases. Alors combien d’années encore et de détours sans fin attendrons-nous pour comprendre que ces éléments sont vitaux.

Comprenez-bien ce qu’Antoine Béchamp a démontré : Prenez tous les constituants de notre organisme, sans ces petits êtres qui nous peuplent, rien ne se passerait, rien ne bougerait ;

  • Qu’est-ce qui anime tout ce qui se passe dans nos corps ?
  • Comment la cellule se constitue, s’organise ?
  • Comment l’ADN se retrouve dans un noyau, dans une cellule, elle-même transitoire ?
  • Comment …. ?

Notre science analyse nos constituants, constate des événements, des changements qui s’opèrent, mais il manque un chainon essentiel : Qui est l’organisateur ? « les microzymas sont à la racine même de l’organisation, sans eux pas d’organisation, pas de matière vivante »

Les microzymas nous survivent !…

Les découvertes d’A.Béchamp sont toujours en avance sur notre science malgré nos moyens techniques impressionnants. Pourtant rien ne sera fait pour faciliter la tâche des scientifiques. Il faut savoir que les travaux de Béchamp ont été cachés. Pour preuves :

  • Il n’apparaît même pas dans l’encyclopédie Universalis qui nous servait de référence dans nos recherches estudiantines à une époque pas si lointaine.
  • Anecdote que m’a confiée le Pr A. Fougerousse : « En visitant la Faculté de Médecine de Montpellier à l’occasion des journées du patrimoine (il y a quelques années), j’ai vu que le portrait de BECHAMP avait été retiré de la Salle des Actes, où figurent tous ses collègues. C’est dans cette salle que se déroulent toutes les soutenances. Il y a certes une petite ruelle située en face de la Fac de Médecine qui porte le nom d’Antoine BECHAMP. Et une rue porte son nom à OSTWALD, ville de la banlieue de Strasbourg, depuis 1982, ville dont j’ai été le maire de 1979 à 1991 ».
  • Il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or et tout sera fait pour détourner toute velléité de s’y intéresser.
  • Une étude datant de 2017 (8), commanditée probablement, analyse des particules du sang, inférieurs à 0,2 μ et n’y trouvant aucun matériel génétique, conclut à l’inexistence de particules vivantes et balaye ainsi sans autre approfondissement les travaux considérables de Béchamp, Enderlein, Naessens, Villequez…

Alors, que ces personnes nous expliquent où se situe ce fameux microbiome ! Et s’ils n’ont pas trouvé ce matériel génétique dans les particules qu’ils ont analysés, ils n’ont sans doute pas analysé les bonnes particules dont les tailles sont variables suivant les centres où elles se trouvent. Béchamp les mesurait de l’ordre de 0,5 μ dans le foie et les trouvaient effectivement plus petites, logées plutôt dans la fibrine du sang (9). Mais ont-ils seulement tenté d’utiliser un filtre entre 0,2 et 0,5 μ ?

Les scientifiques se contentent parfois de vraiment peu pour confirmer leur vision. Beaucoup auraient des leçons à prendre de Béchamp précisément qui remettait sans cesse en cause ses propres résultats pour être sûr de ne rien laisser passer.

Il avait aussi conscience des limites techniques de son époque et posait les questions auxquelles je suis impatiente de connaître les réponses grâce à nos nouvelles techniques. Alors quand ? Ces travaux sont publiés, ils ont été étouffés par la propagande pasteurienne, dont on découvre seulement les mensonges. Il faut plus que jamais rétablir cette injustice.

Conclusion

Suivons attentivement les travaux sur le microbiome et attendons (patiemment !) la suite, puisque notre gouvernement refuse de confier à des universitaires indépendants la reprise des travaux de Béchamp, Tissot … avec les nouveaux moyens, malgré les demandes insistantes du Pr A. Fougerousse… (1)

 

Sources
(1) http://www.andrefougerousse-recherche.fr/435764009
(2) https://www.researchgate.net/publication/330453639_Multi- Method_Characterization_of_the_Human_Circulating_Microbiome
(3) Matériel génétique associé à des microbes
(4) Lavoisier Extrait du discours préliminaire du Traité élémentaire de chimie
(5) L.Pasteur. Recherches sur la putréfaction p.1189. « le corps des animaux est fermé dans les cas ordinaires, à l’introduction des germes des êtres inférieurs…
(6) A. Béchamp : « les microzymas . avec l’hétérogènie… » 4ième conférence
(7) L. Pasteur. Recherches sur la putréfaction p.1194 – A noter que Pasteur reconnaîtra beaucoup plus tard (s’inspirant, seulement en partie malheureusement, des travaux d’Antoine Béchamp) et parlant de fruits blets, que les fruits subissent effectivement une fermentation « de leur cellule » après la mort, persistant donc à nier toute cause provocatrice interne, et ne démontrant aucunement cette conclusion. (cf. L. Pasteur, « Faits nouveaux pour servir à la théorie de la fermentation »). A. Béchamp explique que les cellules disparaissent beaucoup trop rapidement pour en être la cause.
(8) https://www.nature.com/articles/s41598-017-10479-8
(9) Des condensés des travaux de Béchamp sont à votre disposition sur mon site https://www.bonnes-habitudes.fr/comprendre/polymorphisme-microbien/

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