Baudouin Caironi n’est pas vraiment un homme ordinaire. Docteur en Médecine, Chirurgie et Accouchement depuis 1978 mais aussi brillant  homéopathe, médecin du sport, auteur de nombreux ouvrages respectés traitant de traumatologie et d’homéopathie, conférencier reconnu, il a humblement demandé son rattachement à notre Comité Médical tout en poursuivant sa  belge carrière de généraliste… Bien qu’officiellement en retraite. Voici un fragment édifiant d’un ouvrage à paraître sous sa plume (*) et qu’il nous a destiné. Pour ce qui est de sa candidature, comment refuser quoi que ce soit à un homme aussi drôle, aussi courageux et aussi lucide, une fois? Bonne lecture.

 » Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent! »

Ainsi s’exprimait Louis Jouvet sur les planches du théâtre de la Comédie des Champs-Elysées, en 1923. Cette comédie célèbre de Jules Romain,  Knock ou le Triomphe de la médecine, n’est pas anodine. Créée à une époque où la notion anglo-saxonne et outre-Atlantique de marketing commence à s’installer insidieusement dans tous les secteurs de la société, la médecine incluse, la pièce en question fait dire à l’acteur principal des choses qui dérangent : que la médecine est aussi un gagne-pain qui peut devenir un commerce dans le chef d’esculapes peu scrupuleux; que toute idéologie, aussi noble soit-elle, peut être sujette à manipulation au service de l’argent. Les tirades grinçantes de Louis Jouvet sont, hélas et près de cent ans plus tard, plus que jamais d’actualité avec toutefois cette circonstance aggravante que ce n’est pas seulement le malade moderne qui est manipulé mais tout le corps médical. La plupart du temps à son corps défendant il est vrai et c’est heureux, mais le propre d’une manipulation n’est-elle pas justement de l’exercer à l’insu de celui qui en est victime !? Rappelons la définition du Dictionnaire Robert dans ce contexte : « emprise occulte exercée sur un groupe (ou un individu) ».

Le tiercé gagnant des labos

Tout bon belge d’un certain âge ou d’un âge certain, sain de corps et d’esprit, qui franchit le seuil du cabinet d’un praticien allopathe pour un check-up de routine, risque d’en ressortir nanti d’une triple prescription, car catalogué de triple malade : hypertendu, hypérlipémique, et prédiabétique.

Retour au siècle dernier pour comprendre cette triple aberration.Lorsque j’ai entamé mes études de médecine dans les années soixante-dix, j’avais en face de moi des professeurs honnêtes et pleins de bon sens, souvent de vieux cliniciens qui avaient fait leurs premières armes extra-muros de l’université. C’était aussi une époque où la collusion entre les milieux académiques belges et l’industrie pharmaceutique n’en était qu’à ses balbutiements. Cette indépendance d’esprit dans le chef de ceux chargés par la société de former des médecins, se traduisait par des cours où l’intérêt du malade était au centre des débats, nonobstant l’approche allopathique omniprésente en droite ligne de la philosophie de Gallien.

Dès la troisième année de médecine (1), l’étudiant apprenait à mesurer la tension artérielle (3) lors de cours pratiques organisés par le titulaire de la chaire de physiologie humaine. La règle qui prévalait à l’époque était qu’une tension systolique évoluait avec l’âge en fonction du durcissement des artères, considéré comme un phénomène physiologique donc normal pour autant que la tension diastolique demeurât constante. L’on avait même établi une règle comme quoi chaque dizaine d’années correspondait à un chiffre supplémentaire de tension systolique. Exemple : un individu âgé de vingt ans avait droit à une tension normale de 12/8 ; celui de quarante ans 14/8 ; celui de 60 ans 16/8, etc. Bizarrement (…) dirons-nous, cette sagesse physiologique a disparu du langage académique moderne et tout malade-qui-s’ignore, quel que soit son âge, se voit condamné à une tension systolique de 12 cm HG sans avoir droit à un centimètre de plus…Il en résulte qu’une bonne partie de la population belge est hypertendue ad vitam aeternam et avale des médicaments contre la tension, souvent des produits qui ralentissent le cœur ou qui inhibent certaines protéines rénales responsables du tonus vasculaire, le tout associé à un diurétique.

Dans les faits, cette mise en veilleuse d’organes dits nobles (cœur, rein) fait de notre bien portant un malade chronique qui ne s’ignore plus car confronté aux effets toxiques, appelés euphémiquement effets secondaires par l’industrie pharmaceutique, des molécules chimiques administrées sous forme de cocktails (4). C’est d’abord l’engorgement du foie qui se manifeste : acidité et mauvaise vidange gastriques, troubles du transit intestinal ; reflux de bile dans le sang avec tous les symptômes y afférents (fatigue, crampes musculaires, démangeaisons, etc.) qualifiés d’hépatisme par les vieux cliniciens. Ensuite, c’est le ralentissement cardiaque artificiel qui se fait sentir : fatigue généralisée ; essoufflement au moindre effort ; asthme ; arythmies cardiaques car le cœur intoxiqué réagit à sa manière en essayant de relancer le rythme des contractions. Last but not least, l’interférence allopathique avec le bon fonctionnement du rein se traduit par des troubles du métabolisme de l’eau et des électrolytes. Notre pseudo-malade se met à retenir l’eau, il gonfle des chevilles, son taux sérique en potassium s’effondre ce qui aggrave encore ses troubles du rythme cardiaque! Tant les β-bloquants que les inhibiteurs de l’angiotensine, molécules-phare de l’industrie pharmaceutique en matière de traitement de l’hypertension dite essentielle (5), provoquent des spasmes respiratoires ce qui fait tousser la moitié de la Belgique… Concrètement, notre population saine de corps et d’esprit devient souffrante, non pas d’une maladie quelconque mais d’un mal sournois qui gangrène les pays industrialisés : l’iatrogénie dont il est bon de rappeler qu’elle définit « tout ce qui est provoqué par le médecin ou par le traitement médical » (définition du Dictionnaire Robert).

Si le diagnostic et le traitement, moderne donc chimique, d’une hypertension dite essentielle vue sous un angle analytique et allopathique peuvent être catalogués d’erreur humaine dans le chef de ceux qui ont confondu science exacte et Art de Guérir, cette excuse ne joue plus lorsque l’on aborde la problématique de l’hyperlipémie. Ici, ce n’est plus la Science proprement dite, aussi pervertie soit-elle par la pensée cartésienne, qui est aux commandes de la médecine, mais l’Argent-roi. Sous l’influence des lobbies de l’industrie pharmaceutique et alimentaire (6), relayés par des poncifs académiques et des médias engagés, tout ce qui est de médical et d’autorisé en la matière s’est mis à diaboliser le cholestérol, LE soi-disant responsable de tous les maux vasculaires alors qu’il est clairement établi depuis des lustres que leur cause est multifactorielle, liée notamment à la génétique et les habitudes de vie : le sédentarisme, le tabagisme, une alimentation pauvre en vitamines, la prise de contraceptifs hormonaux, sans oublier tous les facteurs psycho-émotionnels susceptibles d’entraîner des AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux) ou des infarctus du myocarde.

Pour comprendre ce scandale médical à l’échelle planétaire, il faut nous reporter au siècle dernier car c’est après la Deuxième Guerre mondiale que le monde scientifique commence à prendre conscience de l’importance des lipides sanguins, le cholestérol tout particulièrement, en tant que molécules essentielles à la vie. Il contribue notamment, avec les phospholipides, à la composition des membranes cellulaires d’organes dits nobles, tels le foie, le cerveau, et la moelle épinière. C’est à cette époque que paraissent dans la littérature scientifique des études, toutes aussi controversées les unes que les autres, prouvant un lien entre le cholestérol et les accidents cérébraux-vasculaires. L’industrie pharmaceutique s’en mêle et s’engouffre dans la brèche, car, dans les années quatre-vingt, elle vient de mettre sur le marché (…) les statines, molécules dites de synthèse, lesquelles sont présumées abaisser les taux de cholestérol et donc le taux de morbidité et de mortalité des accidents vasculaires. Cette hypothèse hasardeuse et dangereuse, qui va rapporter des milliards à Big Pharma (7), est assortie d’un marketing sans précédent lequel se définit comme : « l’ensemble des actions ayant pour objet d’analyser le marché présent ou potentiel d’un bien ou d’un service et de mettre en œuvre les moyens permettant de satisfaire la demande ou, le cas échéant, de la stimuler ou de la susciter. » Fin de citation (Le Dictionnaire Robert).

L’une des premières mesures de Big Pharma dans ce contexte a été de mettre la pression sur les laboratoires belges de biologie clinique à travers tout ce qui scientifique, autorisé, mais sponsorisé (…) en la matière (8), afin qu’ils abaissent de manière arbitraire les valeurs (normales) des taux du cholestérol sanguin. Lorsque l’on compulse la littérature d’après-guerre en la matière et tout particulièrement l’ouvrage de référence de médecine interne : Harrison’s Principles of Internal Medicine (9), véritable bible de l’école officielle, l’on y découvre les valeurs – normales – des lipides sanguins (le cholestérol(10) et les triglycérides) des américains à une époque où suralimentation et obésité étaient encore des phénomènes marginaux, ce qui signifie que l’on avait à faire à un large échantillon d’une population normale et en bonne santé. A la page 1231 de l’édition de 1958 que je m’étais procurée en 1978, année de ma troisième candi de médecine, voici ce qui est mentionné dans le tableau 244-4 :

Table 244 – 4: Plasma lipid concentrations in Americans, Harrison’s Principles of Internal Medicine, 1958

 

C’est surtout la tranche d’âge de 50 à 59 ans qui interpelle, car c’est souvent à partir de 50 ans que les gens commencent à s’inquiéter de leur santé et consultent leur généraliste afin de faire de la prévention. Au vu des chiffres mentionnés dans ce tableau, le lecteur est en droit de se pincer pour être sûr qu’il ne rêve pas : 245 mg/100 ml est bien la valeur autorisée du cholestérol sanguin d’un individu normal, avec, excusez du peu, une fourchette (11) qui évolue entre 160 et 330 mg / 100 ml de cholestérol ! Si l’on compare ces chiffres aux valeurs de références actuelles figurant sur les protocoles de laboratoires de biologie clinique, à savoir des valeurs maximales autorisées de cholestérol sanguin de 200 mg / 100 ml, l’on comprend le piège qui attend tout bon Belge, sain de corps et d’esprit, qui se présente chez son médecin traitant pour une prise de sang de routine. D’ autant plus que la diabolisation du cholestérol par l’establishment ne connaît pas de limites et que, sur les mêmes protocoles de biologie clinique, figurent des valeurs de références dites recommandées hautement, par les lipid clubs bien évidemment, passant sous la barre des 155 mg / 100ml ! A ce niveau de la discussion, soyons clair : compte tenu du rôle essentiel de cette molécule au sein de la biochimie et de la physiologie humaines, tout individu qui atteint ce taux de cholestérol, sombre dans la maladie vraie…C’est surtout le cerveau et le système neuromusculaire qui dégustent, mais tous les organes nobles sont entrepris. A cela vient s’ajouter la toxicité intrinsèque de la statine laquelle s’avère un poison curarisant, effet secondaire (mais en fait premier…) mentionné dans les notices de ce qu’on appelle encore aujourd’hui un médicament. Le Curare est une substance extraite de lianes d’Amazonie et utilisée par les chasseurs pour paralyser le gibier. C’est en fait un véritable poison neuromusculaire qui entreprend d’abord les muscles périphériques. Curieusement, ce sont ceux de la ceinture scapulaire (deltoïde, trapèze) qui sont les premiers touchés et un malade sous statines va vous déclarer spontanément qu’il a du mal à enfiler (ou ôter) sa chemise. Ensuite, ce sont les membres inférieurs qui sont atteint et notre « bien-portant-sous – statines » se plaint de crampes dans les jambes et de difficultés à la marche. Si ce traitement se poursuit, envers et contre tout, la paralysie curarisante gagne les muscles intercostaux et ceux du diaphragme. Le malade, vrai cette fois, risque d’entrer dans une asphyxie respiratoire irréversible et de mourir pour la science12…En fait, la consommation prolongée de statines entraîne des maladies musculaires, appelées myopathies dans le jargon médical, pouvant aller jusqu’à des destructions cellulaires (la rhabdomyolyse) lesquelles se compliques d’atteintes hépatiques et rénales.

 J’éprouve un malin plaisir à recevoir en consultation ces hypérlipémiques, gavés de statines et malades comme des chiens, qui vous expliquent, preuve en main, que leur cholestérol est trop haut, qu’ils devront prendre des médicaments à vie et éviter toutes les graisses possibles et imaginables sauf celles de l’industrie margarinière comme de bien entendu. A ce stade de la confrontation, j’empoigne la preuve : une feuille sur laquelle figurent des résultats d’analyses d’un laboratoire ; à la rubrique chimie (…) y est mentionné un cholestérol dit malade, mais parfaitement normal, oscillant généralement entre 225 et 245 mg / 100 ml (voir le tableau ci-dessus et notamment les valeurs normales des tranches d’âge de 40 à 60 ans). En regard de cette sentence, figure une valeur dite de référence de < 200 mg / 100ml, cette dernière signifiant que le cholestérol de notre pauvre hypérlipémique-qui-s’ignore, malgré ses statines et sa margarine, est encore bien trop haut (< signifie ici que le cholestérol sanguin ne peut pas dépasser la barre des 200mg / 100ml). La suite est délectable : je prends mon stylo et change le 2 en 3 de la valeur de référence ; voilà notre condamné à vie qui passe soudain sous la barre des 300 mg / 100 ml ou < 300 mg / 100 ml, en phase avec les principes d’Harrison en de son Internal Medicine (cf. supra), et qui se retrouve, de facto, avec trop peu de cholestérol ! Le choc est rude, car, non content d’avoir descendu en flamme l’hyperlipémie de notre bien-portant-qui-s’ignore, voilà que je me mets à lui recommander chaudement de manger du beurre afin de compenser les dégâts occasionnés par les statines au niveau de son cerveau…

Lors de réceptions mondaines, je repère très vite les soi-disant malades sous statines, car ils évitent comme la peste les jus de pamplemousse qu’on leur propose ! Il paraîtrait que ce fruit connu depuis toujours comme bénéfique à la santé grâce son apport vitaminé, ait, malencontreusement dirons- nous, la faculté d’être un antipoison des statines. Que nenni ! disent en cœur ceux qui les mettent sur le marché et ceux qui les prescrivent aux malades : « Pensez à votre santé et évitez toute consommation de pamplemousse ! » Lorsque, je suis confronté à de tels raisonnements, je me dis qu’il n’y qu’une chose inépuisable en ce monde : la bêtise humaine…La manipulation de la biochimie humaine et de ses valeurs de référence normales à des fins mercantiles, concerne en fait toutes les molécules susceptibles d’être détectées dans les liquides physiologiques, le sang et l’urine, principalement. Le glucose,(12) une autre molécule de la biochimie humaine et essentielle la vie, est une autre cible privilégiée de Big Pharma dans ce contexte car à la base d’une pseudo-maladie fréquente et surmédiatisée : le prédiabète. Là-aussi, la mystification planifiée et organisée est au rendez- vous. Retour à mes études de médecine pour comprendre les tenants et les aboutissants de cet autre scandale planétaire.

Lorsque, en 1974 j’entame ma quatrième année de médecine (13) à l’université, je me procure le livre de cours de mon prof. d’endocrinologie, qu’il a fait éditer par une librairie de la ville. Au chapitre diabète, figure la fourchette de la glycémie (le taux de glucose dans le sang) à jeun, soit 75 à 130 mg/100 ml (14). Soyons clair :

Toutes les valeurs à l’intérieur de cette fourchette étaient donc considérées comme normales par la communauté scientifique de l’époque, la valeur la plus fréquemment rencontrée au sein de la population étant de 100 mg / 100 ml. Dès les années nonante et à l’instar de la saga du cholestérol, Big Pharma s’en mêle, car elle vient de développer une gamme de produits: les antidiabétiques oraux, censés traiter le diabète de type 2 (15), encore appelé diabète gras car les malades justiciables de ces médicaments mis sur le marché (…) par l’industrie, sont soit obèses, soit sédentaires, mais le plus souvent les deux, ce qui jette le doute sur l’existence même de cette pathologie sucrée. Quoi qu’il en soit, la clé de voûte de la commercialisation des antidiabétiques oraux va consister à diaboliser, selon la technique éprouvée (cf. supra), le glucose sanguin. Comme par hasard dirons-nous, sa valeur maximale autorisée commence à chuter dans les années nonante pour être ramenée à 120 mg / 100 ml. Aujourd’hui, l’establishment et les laboratoires de biologie clinique en sont à recommander une valeur maximale autorisée de 105 mg / 1OO ml de glycémie à jeun et certaines associations scientifiques de bien-pensants vont toujours plus loin dans cette démarche. Dans les faits, une bonne partie de la Belgique saine de corps et d’esprit qui se présente au cabinet d’un généraliste pour une prise de sang de routine, plonge mathématiquement dans le diabète sucré de type 2. Ou dans le prédiabète ! Car comme il est difficile d’annoncer à un bien-portant qu’il est malade de son propre sucre sanguin, l’adage du Docteur Knock s’en mêle. S’il n’est pas diabétique à proprement parler pour l’instant, notre malade-qui- s’ignore le deviendra bien un jour ! Et gare aux complications dont celle à faire peur qu’est la rétinopathie (16) liée à la glucotoxicité, un néologisme digne des meilleures écoles de marketing et qui fait mouche. Devant un tel discours alarmiste, notre bien-portant s’effondre moralement et s’en remet aux bons soins de son sauveur – et de ses prescriptions, en l’occurrence celle d’un antidiabétique oral avec bien sûr les recommandations d’usage, telles des mesures diététiques et la pratique d‘un sport, lesquelles achever de convaincre notre malade qu’il a été bien soigné. Au chapitre des effets toxiques, euphémiquement jugés indésirables par l’industrie et le corps médical allopathique, la littérature scientifique (17) mentionne pêle-mêle ce qui suit sur les antidiabétiques oraux : prise de poids, œdème par rétention hydrosodée, troubles visuels, douleurs articulaires, infections respiratoires, insomnie, et cette liste est loin d’être exhaustive.

En résumé, tout bon Belge d’un âge certain ou d’un certain âge qui se croit en bonne santé et qui franchit le seuil du cabinet d’un esculape de l’école officielle, va pénétrer le milieu glauque de la maladie chronique et de la polypharmacie. Lorsque ce même bon Belge retournera voir son allopathe pour se plaindre du fait que depuis qu’il est en traitement pour sa tension, son cholestérol et son diabète, il n’a jamais été aussi malade, notre bon Docteur Knock aura une réponse toute faite :

« Vous voyez bien que vous devez vous soigner! »

Fermez le ban!

Notes:
(1)  On remarquera la connotation pécuniaire de ce participe passé : nanti de ou riche de produits mis sur le marché…par l’industrie du médicament.
(2) Pour rappel, la troisième candidature en Belgique.
(3) Lorsqu’un malade parle de sa tension, il s’agit en fait de sa pression artérielle. Elle est mesurée en centimètres de mercure (symboliquement cm Hg) et comprend deux valeurs : la pression systolique ou maximale, qui correspond à la contraction du cœur ou systole, et la pression diastolique ou minimale, lorsque le cœur se relâche en diastole.
(4) On se rappellera à cet égard que les pharmacologues de l’époque considéraient l’administration de trois molécules chimiques à un même malade, comme un empoisonnement.
(5) Ce terme essentiel dont le synonyme est idiopathique, signifiant « qui existe par elle-même, ou dont la cause n’est pas connue » (définition du Dictionnaire Robert) arrange beaucoup de monde et surtout Big Pharma ! En effet, il s’agit ici de traiter des symptômes par des médicaments allopathiques sans trop se préoccuper de la cause.
(6) Il s’agit principalement de l’industrie dite margarinière, productrice de corps gras alimentaires à base de graisses végétales, ce qui a entraîné la diabolisation du beurre, considéré pourtant par les anciens médecins comme un aliment indispensable grâce à sa haute teneur en vitamine A, susceptible de protéger des accidents vasculaires.
(7) Terme péjoratif qui désigne l’industrie pharmaceutique mondiale et sa collusion avec le corps médical.
8) Notamment les associations de type Lipid club qui regroupent non seulement les malades souffrant d’hypercholestérolémie, mais aussi tout ce qui médical, scientifique, académique, et proche du vasculaire diabolisé, regroupé lui aussi en associations. Derrière ces paravents, l’industrie pharmaceutique et margarinière, bien que discrète, est omniprésente.
9) Principes de médecine interne de Harrison, paru pour la première fois en 1950. L’ouvrage en est actuellement à sa 19ième réédition et est disponible en deux volumes aux Editions Mc Graw Hill Medical, New-York.
10) On n’y faisait pas encore le distinguo entre le mauvais et le bon cholestérol, ce qui ne change pas grand-chose au fond du problème, le but de la diabolisation totale ou partielle du cholestérol étant, en définitive, de prescrire un hypolipémiant qui coûte fort cher à la société (et au contribuable) car remboursé par les mutuelles belges et qui constitue un des marchés les plus juteux pour le secteur pharmaceutique depuis son existence. Vu les sommes énormes qui sont ainsi transférées des caisses des mutuelles alimentées par les contribuables vers les labos, certains auteurs n’hésitent pas à utiliser le terme de hold-up notamment W.J. Duckaert, journaliste et fondateur de la revue flamande Maar Natuurlijk (Naturellement, bien sûr).
11) Une fourchette est une notion statistique qui indique l’écart entre deux valeurs extrêmes. Dans le contexte de la biochimie humaine, il est communément admis par la communauté scientifique que toute valeur qui se situe à l’intérieur de cette fourchette doit être considérée comme normale.
(12) Il est intéressant de mentionner que l’antidote homéopathique de cette paralysie allopathique est le plus souvent Curare prescrit en potences korsakowiennes progressives, par exemple 6K/MK!.
(13) Appelée en son temps le premier doctorat qui en comporte quatre.
(14) En fait et selon certains auteurs de l’époque, une glycémie à jeun de 140 mg / 100 ml chez un individu asymptomatique peut (pouvait…) encore être considérée comme normale !
(15) Dans le diabète de type 2, l’école officielle considère que l’insuline produite par l malade est insuffisante dans son action, ceci contrairement au diabète de type 1 qui nécessite de l’insuline car il n’y a quasiment pas de sécrétion physiologique de cette hormone hypoglycémiante par le pancréas.
(16) L’atteinte de la rétine concerne prioritairement le diabète insulinodépendant de type 1.
(17) Il faut faire la différence entre la notice explicative, contenue dans les boîtes des médicaments et destinée au malade, laquelle ne contient qu’une information édulcorée, et la notice scientifique réservée aux seuls médecins, laquelle jette une lumière beaucoup plus crue sur la toxicité du médicament.

(*) Du même auteur:
– Les Pathologies de l’épaule, Diagnostic et traitement par la méthode Cyriax (109p.). De Boeck Université, Bruxelles, 1988.
– Les Pathologies du coude, Diagnostic et traitement par la méthode Cyriax (85 p.). De Boeck Université, Bruxelles, 1988.
– Les Pathologies de la main et du poignet, Diagnostic et traitement par la méthode Cyriax (112 p.). De Boeck Université, Bruxelles, 1991.
– Homéopathie, un regard nouveau sur votre pratique médicale (403 p.). Paru en néerlandais sous le titre Homéopathie, een nieuwe kijk op uw praktijk. Vanden Broele, Bruges, 2007.
– Homéopathie du nourrisson et de l’enfant (273 p.). Grancher, Paris, 2014 paru en Italie sous le titre « Omeopatia per l’infanzia » (284p), Editions Il punto d’incontro, Vicenza, 2016.
– Homéopathie et Loi d’Analogie, essai sur les Essences auto-guérisseuses. Grancher, Paris, 2015.
– Manuel homéopathique du rachis (127 p.). Manuscrit.
– Manuel pratique du rachis, manipulations, tractions, infiltrations (86 p.). Manuscrit.

La rédaction de l'AIMSIB

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