Suite au courrier de Bernard Guennebaud (1), nous avons reçu ceci :

Par Mail émanant du CNOM, 05/07/2018

1- L’avis du Comité Médical AIMSIB

Les prises de position du Conseil National de L’Ordre des Médecins de France ne se réduisent plus qu’à des confirmations des diktats de l’administration sanitaire. La profession se souviendra longtemps de cette équipe ordinale aux commandes en 2017-2018, qui s’est illustrée initialement par une condamnation sur ordre à la radiation à vie du Pr Henri Joyeux, coupable d’avoir réclamé que les industriels se conforment à l’obligation vaccinale en vigueur et prouvent l’innocuité des si particuliers sels d’aluminium vaccinaux.

Lors du début de la crise du Levothyrox l’équipe en place n’a pas craint de relayer de manière inouïe une consigne issue de l’ANSM auprès de tous les médecins de France : « Vos patients semblent souffrir considérablement de la nouvelle composition de ce médicament mais persistez à le prescrire sans surtout chercher de produit de substitution ».

Ordre National des Médecins – Message exceptionnel – 31 août 2017

 

On rappelle que peu d’heures plus tard le Ministère de la Santé lui-même réclamait que toutes les prescriptions de remplacement soient réalisées en urgence, laissant le suivisme bureaucratique aveugle de l’Ordre bien seul. Mais c’était une exigence issue de l’Administration, alors…

L’affaire de la nouvelle vaccination obligatoire française a vu s’ériger l’apogée de la soumission ordinale aux souhaits des industriels à peine dissimulés derrière un personnel politique et médical acquis depuis longtemps aux intérêts commerciaux. Pour la première fois depuis la naissance de l’Ordre un traitement préventif devra être considéré comme exempt de toute autorisation de critique ou de réflexion par les médecins eux-mêmes dont c’est précisément la fonction, quand bien même de très forts soupçons d’irrégularités scientifiques se font régulièrement jour autour de la non toxicité des produits imposés.

Se souvenir aussi de l’entêtement administratif de l’Ordre lors du jugement en appel du Pr Joyeux, totalement blanchi de toute faute ordinale par un juge professionnel mais contre qui l’institution ne craindra pas de faire à nouveau appel…

L’aveu du Dr JM. Mourgues (cf. lettre supra, déjà à l’origine du mail précedent d’ailleurs), Président de la section Santé publique du Conseil National de l’Ordre est sans ambages :

  • Sans possibilité de juger de la qualité des travaux scientifiques nous cautionnons les études que l’on nous demande de cautionner,

  • La vaccination obligatoire est un ordre que nous recevons (du HCSP) et que nous relayons de manière automatique, soumission administrative habituelle,

  • De fait chaque médecin se trouve dans l’obligation de vacciner l’ensemble des populations désignées sans droit de retrait ni de réflexion, car ils ne sont que des exécutants des politiques sanitaires en cours,

  • Les effets secondaires des vaccins ne nous concernent pas une seconde, le destin des populations touchées seront du ressort « des juridictions. »

Tant de froideur et de détachement administratif nous rappelle hélas les sombres heures de la naissance de l’Ordre des Médecins et explique les volontés récurrentes de voir celui-ci disparaître. Il semble loin le temps où l’on pouvait lire ceci :

« Le Conseil national de l’Ordre des médecins ne peut donc que constater la priorité accordée aux exigences des industriels du médicament et du matériel médical » (2).

Cette phrase fut publiée en 2013, force est de constater que depuis les industriels ont su s’imposer face au personnel ordinal en place.

Une mention particulière s’agissant du Dr Patrick Bouet, Président du Conseil National depuis 2013, médecin généraliste, nommé à l’Académie de Médecine en 2017 pour les raisons que l’on comprend. Ses positions presque fanatiques vis-à-vis de l’obligation vaccinale (pas de liste de contre-indications ou de précautions publiée, poursuites systématiques des médecins réfractaires, dénonciation des familles insoumises à l’administration, etc.…) illustrent parfaitement toute la dérive d’une structure initialement créée pour gérer la déontologie médicale et qui ne devient plus qu’une courroie de transmission supplémentaire des volontés politiques en place.

Triste état de la médecine française en 2018…

Le Comité Médical

 

2- Les précisions de Bernard Guennebaud au Dr Mourgues

 

Je vous remercie pour votre réponse très rapide, trop peut-être car elle ne prend pas en compte ce que j’avais essayé de vous montrer.

La justification de vaccinations généralisées et rendues obligatoires pour obtenir cette généralisation, s’appuie sur des évaluations qui elles-mêmes reposent sur les conclusions d’études épidémiologiques.

Si l’épidémiologie accorde beaucoup de soins et d’attention à la collecte des données et au respect de l’éthique dans ce domaine tout en cherchant à éviter les biais de sélection, elle se contente de confier aux logiciels le soin de traiter l’échantillon collecté.

Comme je vous l’ai montré de façon indiscutable, cela conduit à faire apparaître des signaux statistiques qui n’existent pas comme à gommer des signaux très fort. On peut affirmer résolument que dans ce domaine, sans préjuger pour les autres champs de son action, l’épidémiologie n’est pas du tout fiable.

Cela est très lourd de conséquences sur la crédibilité des évaluations qui ont pu être faites. Bien sûr, vous n’êtes pas responsables de ces évaluations ni des erreurs monumentales commises par les auteurs et validées par les Comités d’experts mais vous restez quand même responsables de l’usage que vous pourriez choisir d’en faire et ce d’autant plus que maintenant vous ne pouvez ignorer qu’il existe un très gros problème sur la fiabilité de ces évaluations.

Toutes nos institutions comme la vôtre, les diverses académies, le HCSP, la HAS, le ministère et des dizaines de sociétés savantes pourraient être unanimes pour soutenir haut et fort certaines affirmations. Tous les médias pourraient les reprendre à l’unisson, cela ne changera rien au fait qu’elles pourraient être totalement fausses et que le préjudice pourrait être très graves pour les populations, que ce soit par rapport à la lutte contre les maladies directement visées par ces vaccinations que par rapport aux effets indésirables de celles-ci et l’indemnisation des victimes.

Je n’affirme pas ici qu’il en est ainsi. Je dis seulement qu’il existe de façon indiscutable des erreurs systémiques (je veux dire qui affectent la discipline et non seulement tel ou tel auteur), aussi incroyables qu’énormes quand elles ne sont pas ridicules. Cela devrait impliquer que toutes les données devraient être reprises et étudiées avec une méthodologie complètement repensée pour ce qui est du traitement de ces données par des tests statistiques.

D’ailleurs les conséquences ne s’appliquent pas uniquement aux études épidémiologiques sur les vaccinations. En fait il faudrait reprendre tout particulièrement toutes les études où des tests ont été effectués sur des délais, que ce soient avec des vaccins, des médicaments, la radioactivité etc.

En un mot, ce que vous désignez par  »les autorité compétentes » tirent leur compétence de ce que la société leur attribue cette compétence. Mais elle est probablement, pour ne pas dire certainement, très illusoire compte tenu de ce que j’ai commencé à vous montrer et dont ces  »autorités compétentes » n’ont aucune conscience.

Devant un tel constat, le mot d’ordre devrait être prudence, modestie et retenue pour remplacer les affirmations péremptoires qui ne devraient pas avoir leur place dans un tel contexte de fautes méthodologiques aussi caractérisées.

Pour illustrer combien il faut se montrer prudent, voici ce qu’à pu dire le Pr Roger Salamon, 10 ans président du HCSP, au cours d’une émission sur une radio bordelaise le 19 mars 2018 à propos du lien entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques :

 

« je suis sûr qu’il y a eu des cas, je suis sûr qu’il y en a eu »

 

C’est sur Youtube (vers 40mn) :

 

Veuillez recevoir, Madame, l’expression de mes meilleures salutations

Bernard Guennebaud

Sources: 

(1) https://aimsib.org/2018/08/09/sep-et-vaccination-anti-hbv-bernard-guennebaud-repond-a-lordre-des-medecins-partie-1/
(2) https://www.conseil-national.medecin.fr/article/decret-sur-la-publication-des-liens-d%E2%80%99interet-et-la-transparence-nous-sommes-tres-loin-du-compte-1325

Image : pixabay

La rédaction de l'AIMSIB

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