Après avoir exercé des emplois manuels très durs dans sa jeunesse, véritable autodidacte, Inoxydable a réussi le concours d’admission dans la Police et a évolué pendant 30 ans depuis la base jusqu’au grade de Capitaine de Police puis, en retraite depuis 2003, il a mis depuis quelques années, sa curiosité, ses compétences, ses qualités professionnelles d’ancien investigateur et de fouineur au service de l’AIMSIB pour y commettre quelques articles relatifs aux allégations de santé par les fruits et légumes et ce d’autant plus que, véritablement empoisonné par les statines durant une décennie après un épisode coronarien intervenu au seuil de sa retraite, il a recouvré une formidable santé, une envie de vivre et une force hors du commun grâce aux conseils contenus dans les livres et billets du docteur Michel de Lorgeril dont il s’est largement inspiré pour améliorer son mode de vie, son alimentation et à un entraînement physique permanent.

Passionné de nutrition et grand amateur de fruits rouges ou noirs (et de confitures), sa curiosité intellectuelle l’a fait s’intéresser à tous les fruits et légumes lui permettant d’améliorer sa santé et tente d’en faire profiter les autres en les mettant tout d’abord en pratique sur lui-même afin de ne pas « s’oxyder » trop vite…

« Elle s’appelait Françoise, mais on l’appelait Framboise… » Boby Lapointe

Quel homme, normalement constitué, ne se souvient pas d’un baiser au goût et parfum de framboise ?

Qui n’a pas cueilli de framboises en été, à la montagne, juste avant de gravir plus haut pour ramasser de myrtilles ? Ou simplement dans un jardin où elle se cultive facilement si le terrain s’y prête ? On associe souvent le parfum de la framboise aux jeunes filles comme on associe celui de la violette aux grand-mères…
Sauf que la première se prête plus facilement à de nombreuses préparations gourmandes et quand on cueille ce fruit à la douce couleur rouge-rose, on ne se préoccupe pas de savoir si le framboisier est « remontant » (il faut se baisser quand même) ou non, on se régale à les goûter.

Cette baie est connue en botanique sous le nom de Rubus idaeus, Rouge d’Id, en référence au « mamelon » de la fille d’un roi de Crète, nourrice de Zeus, qui voulant calmer l’enfant criant sans arrêt, lui aurait cueilli des framboises jusqu’alors de couleur blanche, se serait griffé le sein et l’aurait coloré en rouge… C’est ainsi que ses drupéoles semi-soudées sont composées d’une pulpe juteuse contenant une graine, le fruit est couvert d’un léger duvet velouté.
Son aspect engageant qui la fait rivaliser avec la fraise (elle est cependant un arbrisseau de la famille des rosacées) trouve son nom dans le vieux bas francique brambasi (langue que je parle bien…) ou « baie de ronce » comme la mûre et c’est tout naturellement que, bien que connue dans le monde entier pour sa saveur, elle est principalement produite par la Russie (144 000 ts. an), la Pologne, les États-Unis, mais la France, en région Rhône-Alpes (Lyonnais, Savoie ou Corrèze) en produisent également. De toute façon, un bon jardin (de curé) doit en contenir, ne serait-ce qu’à titre de santé … gourmande, avec la groseille et le cassis.

Avant d’en venir à ses vertus de santé avérées ou non et à ses utilisations ; nous allons voir un peu ses composants chimiques :

Extrait Wikipédia : Le fruit contient de la 4-(parahydroxyphényl)-2-butanone, une cétone responsable de l’odeur des framboises mûres. Les framboises fraîches évoquent l’odeur du foin fraîchement coupé, car elles contiennent aussi de l’ionone, comme le foin.La molécule responsable de l’arôme de la framboise est le formiate d’éthyle. … c’est moins poétique.
Quant aux éléments nutritifs les baies contiennent des fibres, peu de sucre, du calcium, du magnésium, très peu de fer et de manganèse du Potassium, mais elle est riche en vitamines dont Vitamine C 32,2 mg (54 % des apports journaliers) un soupçon de vitamine A, de la K, de la B9, de la Luthéine et de la zéaxanthine (bon pour les yeux), elle est connue pour être le plus riche en acide ellagique, un polyphénol antioxydant qui aiderait à prévenir certains cancers Elle contient aussi des anthocyanines (antioxydant) et de la quercétine au taux moyen de 3 mg/100 g. (Réf. Wikipédia)

Voyons maintenant ce qu’il en est des bénéfices de ce pulpeux fruit pour la santé :

(Je rappelle que les liens en anglais peuvent aisément se traduire, comme je le fais avec google…)
Tout d’abord une étude générale récente concernant une évaluation d’extraits enrichis en anthocyanine de polyphénol de mûre, de framboise noire, de myrtille, de canneberge, de framboise rouge et de fraise pour le piégeage radical, le piégeage réactif des espèces carbonyles, l’anti-glycation, l’agrégation anti-β-amyloïde et les effets neuroprotecteurs microgliaux dans la maladie d’Alzheimer : Evaluation of Polyphenol Anthocyanin-Enriched Extracts of Blackberry, Black Raspberry…
De laquelle il ressort que ces extraits de baies justifient d’autres études in vivo pour évaluer leurs effets neuroprotecteurs potentiels contre la maladie d’Alzheimer.

Voyons ce qu’il en est du cancer :

  1. Les effets neuroprotecteurs provenant de la framboise rouge contre le stress oxydatif dans des cellules SH-SY5Y de neuroblastome humain : Neuroprotective Effects of 1,2-Diarylpropane Type Phenylpropanoid Enantiomers from Red Raspberry…
  2. Les effets d’un composant de framboisier rouge sur l’induction de l’apoptose et les voies de signalisation associées provoquent l’inhibition de la prolifération des cellules de carcinome ovarien humain par un composant de Rubus, Sanguiin H-6, ainsi que sur les cellules de cancer du sein : Inhibition of A2780 Human Ovarian Carcinoma Cell Proliferation by a Rubus Component, Sanguiin H-6…
  3. Cytotoxic effect of sanguiin H-6 on MCF… dont les résultats suggèrent que la sanguiine H-6 (dimère provenant de la Rubus coreanus – framboise noire de Corée) est un puissant agent thérapeutique contre les cellules cancéreuses du sein. En outre, il exerce son effet anticancéreux de manière indépendante des récepteurs d’œstrogènes.
  4. Même les feuilles de framboisiers ont un potentiel bioactif qui laisse apparaître une activité cytotoxique et cytoprotectrice sur le carcinome du larynx humain et l’adénocarcinome du côlon : The bioactive potential of red raspberry…

Il existe encore de nombreuses études démontrant les bienfaits de cette savoureuse baie pouvant aider à combattre ce fléau des temps modernes…

Et pour notre petit cœur ?

Cette étude sur les rats ( Raspberry ketone protects against isoproterenol-induced myocardial infarction in rats) montre le rôle cardioprotecteur de la cétone de framboise contre l’infarctus du myocarde induit par l’isoprotérénol et ce par une réduction dose-dépendante du stress oxydatif, de l’inflammation et de la dyslipidémie ce qui signifie que le framboisier rouge pourrait être précieux pour la prise en charge de l’infarctus…
Bon, c’est sur des rats comme cette autre : Red raspberry decreases heart… qui démontre que la framboise rouge diminue les biomarqueurs cardiaques du remodelage cardiaque associés au stress oxydatif et inflammatoire chez les souris obèses diabétiques et conclue que « la consommation de framboises peut être efficace pour diminuer les niveaux de stress oxydatif et inflammatoire qui favorisent les changements morphologiques dans le cœur à un âge plus avancé, prévenant ou retardant ainsi les maladies cardiaques… »
Les feuilles de framboisiers et le fruit ont aussi un effet sur l’agrégation plaquettaire : The influence of Rubus idaeus and… (PDF) dont les résultats montrent que (extrait) les extraits de feuilles de framboise et de framboise modulent considérablement la réactivité plaquettaire dans le sang total: ils influencent l’agrégation plaquettaire, éventuellement via la modulation du statut redox dépendant de l’activité oxydative des neutrophiles et Red Raspberry Phenols Inhibit… qui montre que (extrait) sur des cellules endothéliales microvasculaires humaines les résultats corroborent le potentiel anti-angiogénique des composés phénoliques de framboise rouge et fournissent de nouvelles perspectives sur leur mode d’action sur l’endothélium

En ce qui concerne le diabète :

La consommation de fruits rouges framboise a été étudiée chez des souris obèses diabétiques durant plusieurs semaines. Les résultats ont montré in vivo que ‘ingestion de framboises, à une dose qui peut être atteinte par la consommation humaine, pourrait protéger contre le stress oxydatif induit par le diabète.

Il est donc bien scientifiquement démontré, qu’outre sa saveur incomparable, la framboise ne nous veut que du bien !

Et la fraise alors ?

Car on ne peut pas penser framboise sans penser à elle: son goût également parfumé, lorsqu’elle est cueillie mûre, dans le jardin ou sauvage dans un sous-bois en fait le fruit de prédilection pour les gourmands que ce soit nature, en pâtisseries ou en confiture. Elle est le fruit des fraisiers, espèces de plantes herbacées appartenant au genre Fragaria (famille des Rosacea),elle est donc une vague cousine de la framboise. Botaniquement parlant il s’agit d’un faux-fruit constitué en réalité d’un réceptacle charnu sur lequel sont disposés régulièrement des akènes dans des alvéoles plus ou moins profondes, la fraise étant donc un polyakène. (conf. Wikipédia)
Elle aussi a une réputation de bénéfices pour la santé, de très nombreuses études existent et elle est citée généralement dans toutes les études concernant les fruits rouges en raisons de ses polyphénols et anthocyanines, mais je n’en ai noté que peu avec des effets aussi percutants que celles sur la framboise.
Toutefois on peut retenir celle-ci, récente, faite sur les rats rendus diabétiques : Circulating metabolites of strawberry… qui conclut que la supplémentation alimentaire par la fraise atténue les indices d’inflammation vasculaire et de dysfonctionnement chez ces souris diabétiques. Son effet sur la vascularisation dépend de l’endothélium et peut être modifiée par leurs métabolites circulants. La fraise pourrait compléter les thérapies conventionnelles pour améliorer les complications vasculaires chez les diabétiques.
Cette autre étude sur l’homme, ou plutôt sur les femmes suggère que la fraise peut être développée comme agent thérapeutique et / ou préventif pour les léiomyomes utérins (An anthocyanin rich strawberry extract…)

Alors, Framboise ou Fraise ?

Pourquoi pas les deux avec une association de cerises noires des montagnes ou merises. Cette dernière, petite cerise charnue, rouge foncé ou noire, à chair ferme et très savoureuse mais peu sucrée, fait un très bon ménage à trois pour une confiture des fruits rouges de montagnes : Framboises sauvages, petites fraises des sous-bois et merises cueillis au cours d’une longue promenade il y a quelques années, avec du sucre roux … quel délice !
Tout cela en été, avec un bon vin, me rappelle une chanson que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : Nancy Sinatra & Lee Hazlewood — Summer Wine

Passez un bon été, j’espère ne pas vous avoir soûlé et ne « ramenez pas votre fraise » et surtout régalez-vous…

Article brillamment concocté par Inoxydable

La rédaction de l'AIMSIB

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