10 ans de statines ! Durant toutes ces années je me suis torturée l’esprit de savoir qu’il me faudrait prendre ce médoc tout le reste de ma vie. Mon médecin m’a prescrit du c. à contre-cœur, il s’est autorisé à me dire que j’allais ingurgiter du poison mais qu’il serait terriblement efficace sur mon taux de cholestérol, il avait raison, mon taux a chuté, trop même, je commençais tout doucement à me poser des questions… sans réponse. Mon homéopathe de médecin n’était pas encore convaincu de laisser mon cholestérol tranquille !

Par peur, négligence, j’ai laissé faire !

Plus tard j’ai été interpelée par le Professeur E., une petite lumière s’est allumée dans mon coin de cerveau endormi, j’ai cherché à en savoir plus, c’est ainsi que je me suis retrouvée sur le blog de Michel de Lorgeril, j’ai lu très vite « Cholestérol mensonges et propagande »

Par peur, là encore, j’ai tout arrêté !

Je remercie MdL grâce à qui j’ai pu continuer mes lectures et approfondir le bien fondé de ses écrits.

C’est difficile pour nous pauvres patients d’aller à la pêche aux infos, de se faire sa propre opinion, d’aller à l’encontre des grandes voix médiatiques qui nous assurent prendre de grands risques à stopper nos statines.

Ce que je n’avais pas compris alors c’est qu’insidieusement je changeais, je réagissais beaucoup plus difficilement à la moindre difficulté, j’avais des douleurs sournoises après mes activités sportives que je n’avais pas stoppées malgré tout. J’étais persuadée que c’était ainsi que j’allais vieillir… mal !

Bref je devenais une dépressive latente, je n’avais pas de solution à part les anti-dépresseurs, je ne voulais pas m’embarquer là-dedans avec une pilule « miracle » pour me redonner la joie de vivre que j’avais perdue et que j’ai toujours eu malgré un tempérament anxieux et angoissé. Et puis il y a eu des périodes d’extrasystoles ou ce fut l’horreur. Je n’avais jamais connu cela même si j’y suis sujette ! Je n’avais plus le moral pour m’en sortir. J’ai vu le cardio a plusieurs reprises, mes extras comme je les appelais il s’en moquait, elles étaient bénignes, je les vivais très mal, je n’arrivais plus à réagir à cet état. Et pourtant j’ai essayé de les minimiser quand elles m’envahissaient, je me répétais inlassablement que c’était ma façon de les ressentir qui clochait, je ne pouvais plus réagir … Pour me rassurer ce qui lui importait c’était de prendre mon c.et point barre. Il y a pire je sais mais pour moi tout cela faisait trop de choses à gérer et j’étais mal, j’ai été mal pendant longtemps, toujours border line et ce n’est pas drôle à vivre. Pour couronner le tout j’ai appris récemment que j’avais déjà une suspicion de cataracte… Bizarre, bizarre ! Pas tant que cela puisque je me doute maintenant avoir dû accélérer le processus !

Très vite après l’arrêt des statines j’ai enfin fait le lien avec ce que j’étais devenue sous l’emprise des statines et le fait de m’être retrouvée comme j’étais avant !
La pêche est revenue, les douleurs se sont envolées, les difficultés quotidiennes je les gèrent avec application, je ne laisse plus mon moral s’enfoncer dans mes chaussettes …

On peut dire que depuis 4 ans je revis !

Minoque

La rédaction de l'AIMSIB

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